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	<title>BRETAGNE : L IDEE BRETONNE POUR UNE BRETAGNE ENRACINEE</title>
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		<title>Mind the Quality of the Service</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Dec 2011 16:09:08 +0000</pubDate>
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		<title>Reunification</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Aug 2011 14:15:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne était la promesse de la gauche, et aussi la raison pour laquelle l’ensemble du mouvement breton soutenait plus ou moins ouvertement, à l’occasion des dernières élections régionales, la liste commune PS/Verts/UDB conduite par Jean-Yves Le Drian, aujourd’hui président de la région Bretagne. Dans son édition du 28 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne était la  promesse de la gauche, et aussi la raison pour laquelle l’ensemble du  mouvement breton soutenait plus ou moins ouvertement, à l’occasion des  dernières élections régionales, la liste commune PS/Verts/UDB conduite  par Jean-Yves Le Drian, aujourd’hui président de la région Bretagne.</p>
<p>Dans son édition du 28 février 2005, le quotidien Le Télégramme ne  manquait pas de le rappeler : “Jean-Yves Le Drian est bien embarrassé.  Après sa campagne électorale flamboyante, après son élection triomphale,  après de longs mois “d’état de grâce” à la tête d’un exécutif actif et  enthousiaste accumulant les effets d’annonce, le président de la  Bretagne est en panne sur un sujet qui lui tient pourtant à coeur : la  réunification bretonne”.</p>
<p>Jusqu’au soir du 28 mars 2004, et ce n’était pas une erreur que de le  dire, la question de la réunification de la Bretagne était sérieusement  entravée par l’activisme jacobin des présidents des deux régions  administratives concernées, Josselin de Rohan pour la Bretagne, François  Fillon pour les Pays de la Loire. L’un et l’autre, membres de la même  majorité gouvernementale, s’entendaient parfaitement sur la nécessité de  ne pas remettre en cause l’équilibre de leurs bastions respectifs.</p>
<p>Au lendemain du 28 mars, cependant, tous les espoirs paraissaient  permis. Non seulement Rohan et Fillon étaient sévèrement battus, mais la  Loire-Atlantique, département-pivot, se donnait en parallèle un nouveau  président du Conseil général. Et par n’importe lequel, puisqu’était  intronisé Patrick Mareschal, ancien président du CUAB, Comité pour  l’unité administrative de la Bretagne. D’aucuns affirmaient que la règle  de trois ainsi réalisée, la réunification ne serait plus qu’une  question de semaines.</p>
<p>Oui, mais voilà. A contrario de tout ce que l’on a toujours voulu  nous affirmer, socialisme et jacobinisme riment parfaitement. L’Histoire  ne ment pas. Certes, ici ou là, sous la contrainte de particularismes  locaux, et plus sûrement pour répondre à des impératifs électoraux, tel  ou tel élu de la gauche bretonne pouvait déclarer son enthousiasme pour  “l’affirmation d’une Bretagne forte, ouverte, bien sur son territoire et  unie administrativement”. Mais lorsqu’il déclarait tout aussitôt qu’il  s’agissait “d’une utopie constructive”, la Raison des Bretons se devait  d’être alertée. Leur Coeur a été dupe.</p>
<p>Sur le sujet de la réunification territoriale, il ne s’agit pas pour  nous, ici, de regretter Josselin de Rohan ou François Fillon. A leur  égard, nous ne nourrissions aucune illusion.</p>
<p>Pour autant, et cela nous a été reproché, nous avions pris la  précaution de ne pas nous gargariser de la victoire des socialistes. “Ne  tuez pas l’espoir”, nous écrivait un vieux militant de la cause  bretonne, “il faut y croire et soutenir la nouvelle majorité nonobstant  sa couleur politique”. Nous répondions alors : “La couleur politique de  la nouvelle majorité nous importe peu, et ne nous berce pas d’illusions,  puisque gauche et droite bretonnes ne sont que les revers du même  système politique”.</p>
<p>Les maires socialistes Hervé, à Rennes, ou Ayrault, à Nantes, par  ailleurs président du groupe PS à l’Assemblée nationale, nous ont déjà  depuis longtemps convaincus que le PS parisien n’était pas l’ami de la  Bretagne. L’arrivée sur la scène du nouveau président des Pays de la  Loire, Jacques Auxiette, maire PS de la Roche-sur-Yon, venait nous  conforter dans notre opinion. En parlant “d’annexion” possible de la  Loire-Atlantique par la Bretagne, il a littéralement horrifié les  Bretons qui voulaient y croire. Comme perdus, ceux-là se retournaient  alors vers le nouveau président du Conseil général de Loire-Atlantique.  Avec ce militant attesté de la cause bretonne, on allait voir ce que  l’on allait voir. Ils ont vu. Patrick Mareschal a répondu que son  engagement personnel ne déterminerait pas son action politique (Le  Télégramme – 28/02/2005).</p>
<p>Il en va ainsi aujourd’hui. Les hommes politiques, à droite ou à  gauche, de Bretagne ou d’ailleurs, ne font plus coïncider engagement  personnel et engagement politique. Le premier n’est plus que poudre  jetée aux yeux des électeurs ; le second n’est plus qu’aux ordres du  parti parisien employeur. Nous en sommes au stade de la politique  d’apparence.</p>
<p>Pour justifier son soutien à la majorité PS de Bretagne, et excuser  peut-être les strapontins alloués, le vice-président UDB de la région  parle désormais de “méthode réaliste” lorsqu’il évoque cette question  reportée de la réunification. “L’essentiel”, dit-il, “‘est de parler de  la Bretagne”. Désormais institutionnalisé, l’ex-porte-parole de l’UDB  est en bonne voie d’intégration. Comme tous ses anciens compères de  l’extrême-gauche, les “révoltés” d’hier récupérés par le système, il  fait son lit de la gauche bourgeoise. Encore un effort, camarade, et tu  finiras sénateur…</p>
<p>Avec cette alliance de l’UDB avec le parti socialiste, le mouvement  politique breton parvient au terme de son processus d’atomisation. La  gauche bretonne comble ainsi son retard sur la droite. Paradoxalement,  elle ouvre aussi de nouvelles perspectives pour l’avenir. Hors du  pouvoir effectif, l’UDB entretenait l’illusion d’incarner une  alternative bretonne au système politique parisien. Engluée dans le  “réalisme” du pouvoir, comme hier le PC, elle est appelée à disparaître.</p>
<p>Cela pourra être l’occasion de voir émerger enfin une nouvelle force  politique bretonne d’envergure, à condition qu’elle soit capable de  rassembler en son sein des Bretons issus de différents horizons  politiques en affichant des objectifs essentiels. A défaut de se  reconnaître dans un tel mouvement, les militants bretons désireux d’agir  n’auront d’autre choix que de continuer à se poser en supplétifs des  partis politiques parisiens. Au nom du réalisme qui tue l’idéal.</p>
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		<title>Notre Actualite</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Jun 2011 14:14:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Etat unique européen, Europe des Etats ? La mouture de la constitution européenne aujourd’hui proposée réalise un compromis entre les deux formules, toutes deux issues du même modèle. Qui peut nier que l’Europe des Etats (trame du projet de la constitution européenne) est appelée à basculer d’un bloc, demain, vers l’Etat unique ? A lire [...]]]></description>
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<p>Etat unique européen, Europe des Etats ? La mouture de la  constitution européenne aujourd’hui proposée réalise un compromis entre  les deux formules, toutes deux issues du même modèle. Qui peut nier que  l’Europe des Etats (trame du projet de la constitution européenne) est  appelée à basculer d’un bloc, demain, vers l’Etat unique ? A lire les  déclarations d’intention de cette constitution, l’on ressent  parfaitement le rêve des rédacteurs de substituer aux Etats nationaux un  Etat européen unique, laboratoire inavoué, sous l’oeil approbateur des  USA, d’un gouvernement mondial dont le seul référent serait la  démocratie. Etat européen unique, puis Etat mondial, qui s’inscrivent  dans la filiation de la révolution de 1789 et de l’idéologie des droits  de l’homme. Etat unique, construit sur le modèle universel de la  République française (“Les seules frontières de l’Europe sont celles de  la démocratie et des droits de l’homme” – Dominique de Villepin,  ministre de l’Intérieur).</p>
<p>Si la France a pu réaliser le prodige d’assimiler et d’intégrer des  peuples de langues et d’ethnies différentes, des nations et des  provinces disparates, la chose ne serait-elle pas possible à l’échelle  européenne ? L’intégration, et non pas l’association, est le vocable de  référence du projet de constitution.</p>
<p>Le mythe de l’Etat-nation, idée française à l’origine, connaît ici  une nouvelle vigueur. Les souverainistes français, et tant mieux,  refusent de franchir cette nouvelle étape vers l’Europe supranationale,  eux qui pensent que l’Etat français est l’aboutissement de leur  histoire. Notre point de vue est différent, mais nous nous accommodons  volontiers de leur compagnonnage dans le combat que nous menons contre  l’Europe de Bruxelles. Rappelons seulement que l’Etat français s’est  construit sur les décombres des “petites patries”, de la même façon que  tend à s’édifier aujourd’hui l’Etat européen.</p>
<p>Nous pensons que l’Europe de Bruxelles mourra de son gigantisme, et  avec elle les Etats-nations ; l’époque prévue par Proud’hon est arrivée,  celle où les Etats-nations de l’Europe s’écrouleront par la déconfiture  du système qui les a établis. C’est seulement contre le modèle parisien  que pourra se construire la troisième Europe, l’Europe européenne,  l’Europe des régions européennes. Il est encore temps aux militants de  la cause bretonne de le comprendre (“Cette constitution européenne,  c’est une Europe écrite en français, c’est une Europe à la française” –  Dominique Perben, garde des Sceaux – 8 mai 2005). Le 30 mai, il sera  trop tard.</p>
<p><img src="../OldBackup/img/content/16602_36402.gif" alt="" /></p>
<p>L’Europe politique est indispensable. Dans le cadre des débats qui  portent sur la constitution européenne, nul n’affirme le contraire.  Mieux encore, dans le camp du non comme dans les rangs du oui, chacun se  réclame de cette vérité. L’idée européenne est acquise. “Mais que nous  propose-t-on pour créer l’Europe, et que valent les remèdes que l’on  nous offre ? Devons-nous aspirer à la création d’un Etat européen unique  ? Devons-nous nous satisfaire de l’Europe des Etats ?”. Ces questions  initialement posées en 1968 par Yann Fouéré, d’une formidable  prescience, restent de pleine actualité à la veille du référendum du 29  mai.<br />
Le mouvement officiel breton, qui semble s’exprimer en majorité en  faveur du oui, nous dit que si l’Europe n’est pas une panacée, elle est  une nécessité. Par la voix de l’éditorialiste d’Armor Magazine,  notamment, il nous dit “qu’il s’agit d’organiser, de dynamiser un  continent, sa solidarité, sa culture, une certaine conception de la  vie”. Il ajoute que le 29 mai, “nous serons donc invités à choisir entre  un laxisme rétrograde et la voie d’un développement marqué par  l’imagination”.</p>
<p>En y ajoutant la notion fondamentale de puissance, nous reprenons à  notre compte cette analyse. Mais pour justifier notre non.  De fait, à  nos yeux, si laxisme rétrograde il y a, il consiste à croire qu’il  n’existerait d’autre voie européenne que celle qui nous est imposée  depuis des lustres par la technocratie européenne ; il consiste à  refuser d’imaginer une autre voie de développement. Au nom de notre  vision continentale de l’Europe, de la solidarité entre les peuples  européens, liés par une civilisation commune, nous refusons d’avaliser  une constitution européenne qui ne bornerait pas nos frontières, pour  permettre l’adhésion de n’importe quel pays extra-européen. A commencer  demain par la Turquie, bien sûr, mais aussi, après-demain, le Maroc ou  Israël.</p>
<p>A l’idéologie mondialiste qui se drape sournoisement dans les plis du  drapeau étoilé de Bruxelles (“La constitution européenne est fille de  1789” – Jacques Chirac, 4 mai 2005), nous opposons un européisme  militant, enraciné et incarné. Il passe par le rejet d’un projet qui  livrerait les peuples d’Europe, dont le peuple breton, aux mains des  mercantiles qui méprisent identités et libertés fondamentales. Déjà à  l’origine du désastre social et humain qui mine notre société, le  système parisien, c’est-à-dire la droite libérale et la gauche  bourgeoise réunies dans une unanimité symptomatique, nous demande de lui  faire encore confiance. Non ! Nann ! Telle doit être la réponse des  Bretons.</p>
<p><img src="../OldBackup/img/content/16602_36404.gif" alt="" /></p>
<p><img src="../OldBackup/mediac/400_0/media/CATALOGUE%7E004.jpg" border="0" alt="" hspace="10" width="400" height="272" align="left" />Le  24 avril, à Anvers et à l’invitation de nos amis flamands, une  délégation de L’Idée Bretonne conduite par Xavier Guillemot et Laurent  Couilliet (délégué de l’IB en Flandres-Artois-Hainaut) assistait à la  68è fête nationale des chants flamands. Plus de 8.000 personnes étaient  rassemblées au Palais des Sports de la ville dans une ambiance empreinte  d’une extraordinaire ferveur. Aux côtés de la délégation du mouvement  Alsace d’abord et de celle du mouvement culturel Terre et Peuple, près  de quatre heures durant, nos représentants ont pu applaudir et  participer à une véritable grande fête populaire. L’Etat artificiel de  Belgique, dans l’indifférence générale, s’apprête à célébrer le 175è  anniversaire de sa création : cette fête traditionnelle des chants  flamands est venue lui rappeler que le peuple flamand existe par  lui-même, et qu’il entend vivre en tant que tel au sein de l’Europe.  C’était pour notre délégation l’occasion de retrouver Hilde Van Lobel,  ancien député et élue à Anvers du Vlaams Belang (près de 30 % des voix  !). Au final de la fête, notre délégation était reçue à la réception de  clôture où elle a pu s’entretenir aussi avec Filip Dewinter, président  du Vlaams Belang.  L’Europe des peuples s’incarnait !</p>
<p><img src="../OldBackup/img/content/16602_36407.gif" alt="" /></p>
<p>A quelques mois d’un référendum dont nul ne connaît la date précise  encore, les débats autour de la Constitution européenne ne cessent de  prendre de l’ampleur. Sans plus s’en cacher, et sans doute pour mieux  mobiliser ses troupes, le camp du “oui” commence de s’inquiéter. La  question de la Turquie “polluerait” les débats, le “non” risquerait de  l’emporter chez nous, et la France, à elle seule, risquerait de faire  capoter le projet de Constitution européenne.</p>
<p>Nous l’avons déjà clairement exprimé, et nous continuerons de le  faire, nous tiendrons pour irrecevable une constitution européenne qui  ne nous garantira pas contre l’entrée de la Turquie, ou de tout autre  pays non européen, dans l’Union.</p>
<p>L’un de nos lecteurs, relativement en phase avec l’établissement  breton et français, qui ne partage pas notre analyse sur la question,  nous écrit, entre autres arguments sur lesquels nous reviendrons dans un  prochain numéro spécial (mai 2005) : “La question métaphysique que pose  cette adhésion (de la Turquie) n’aurait pas existé si l’Europe avait su  se doter, dès le début de sa création, d’une Constitution et définir  ses frontières avant de s’élargir sans grand discernement à 12, 15, 25  27 ou 28 pays”. Il précise encore : “Il eût fallu réfléchir avant au  problème que cette entrée allait poser”. Honnêtement, quant à cet aspect  de son argumentation, c’est exactement ce que nous pensons. Pour en  tirer exactement la conclusion inverse. Le problème de la Turquie se  pose, et c’est bien le “non” au référendum qui nous permettra d’apporter  une première réponse.</p>
<p>Mais surtout, notre lecteur ajoute : “L’Europe est-elle vraiment en  mesure de donner des leçons à la Turquie pour le mauvais traitement, au  cours d’une Histoire mouvementée, de ses minorités ethniques sans Etat  et sans reconnaissance mondiale ?”.  Et il assène : “Si la France ne  veut pas s’asseoir à côté des Turcs, il vaut mieux que l’Europe se  débarrasse de la France”. Entendons-nous bien. Nous n’entendons pas  donner la moindre leçon à la Turquie ; ce serait là plutôt un travers  propre aux partisans de l’intégration qui prétendent imposer un modèle  de développement à la Turquie. Nous souhaitons seulement voir la Turquie  vivre son destin aux côtés de l’Europe européenne, mais non en son  sein. Et quant à savoir s’il s’agirait de choisir entre la Turquie et la  France, nous répondons quant à nous sans hésiter : “Prenez la Turquie,  nous gardons la France”.</p>
<p><img src="../OldBackup/img/content/16602_34402.gif" alt="" /></p>
<p>A la tribune du Congrès d’Alsace d’abord (de gauche à droite) :  Christian CHATON (conseiller général, conseiller municipal), Jacques  CORDONNIER (secrétaire général d’Alsace d’abord), Robert SPIELER (ancien  député, président d’Alsace d’abord), Stéphane BOURHIS (porte-parole  d’Alsace d’abord, conseiller municipal) et Xavier GUILLEMOT (président  de l’Idée Bretonne, qui apporte ici son soutien à Alsace d’abord).</p>
<p><img src="../OldBackup/mediac/400_0/media/IB25%7E019.jpg" border="0" alt="" hspace="10" width="250" height="160" align="left" /></p>
<p>Le 29 janvier 2005, dans le cadre magnifique des collines  sous-vosgiennes, à Dieffenthal, a eu lieu le congrès du mouvement Alsace  d’Abord. Plus de 200 représentants participants, des adhérents, mais  aussi des maires et des élus municipaux, ont pris part à cette rencontre  exceptionnelle. Ce congrès a donné lieu à des échanges constructifs sur  la Constitution européenne avant que ne soient évoqués le refus de  l’entrée de la Turquie en Europe et d’autres sujets d’actualité comme  l’état de la décentralisation ou la situation économique alsacienne.</p>
<p>Une intervention bilingue de René Weess, responsable du mouvement  pour le Nord Alsace, a présenté la position du mouvement alsacien sur ce  sujet essentiel. Le mouvement régionaliste s’est félicité de l’élection  de Christian Chaton, un des seuls conseillers généraux régionalistes de  France et a tracé des pistes pour l’avenir.  Alsace d’Abord a notamment  annoncé le lancement d’une série de stages de formation de ses cadres  en vue des élections législatives mais surtout municipales où le  mouvement de Robert Spieler entend présenter plusieurs dizaines de  listes dont Strasbourg, Colmar et Mulhouse. Dès à présent, une campagne  d’adhésion et de promotion de son site Internet www.alsacedabord.org  complète le dispositif prévu. Rappelons qu’aux dernières élections  régionales, nos amis alsaciens obtenaient près de 10 % des voix !</p>
<p>Des délégations françaises et européennes ont tenu à apporter par  leur présence un soutien fort à Alsace d’Abord. Outre le Mouvement  Régionaliste de Bretagne et L’Idée Bretonne qui, par la voix de Xavier  Guillemot, saluaient la qualité de ce congrès (“un moment fondateur,  ouvrant la voie régionaliste et identitaire”), Hilde van Lobel, ancienne  députée flamande et élue anversoise, à la tête d’une délégation  parlementaire du Vlaams Belang (premier parti de Flandres et même de  Belgique), insistait sur l’importance du combat contre les “maux  communs” qui menacent l’Europe et les identités régionales. Stefano  Corti, quant à lui, responsable des relations extérieures du Mouvement  des Jeunes de Padanie, représentant la Ligue du Nord (puissant mouvement  régionaliste d’Italie dirigé par Umberto Bossi et qui a plusieurs  ministres dans le gouvernement italien), apportait le soutien des  Eurodéputés de son mouvement et revenait sur l’urgence de “sauver  l’Europe des identités des dérives euroburocrates”.</p>
<p>Dans son discours de clôture, Robert Spieler, ancien député et  Président d’Alsace d’Abord, a critiqué la soumission des élus alsaciens  des partis classiques face à Paris, notamment sur le dossier des TGV .  Il a revendiqué une véritable régionalisation en matière fiscale,  scolaire, économique, environnementale avant de tracer des pistes visant  à faire d’Alsace d’Abord une alternative politique pour l’Alsace et les  Alsaciens .</p>
<p>Ce congrès a apporté l’éclatante démonstration de la “force  tranquille” qu’incarne Alsace d’Abord, modèle de tous les mouvements  régionalistes et identitaires de France.</p>
<p><img src="../OldBackup/img/content/16602_25304.gif" alt="" /></p>
<p>Le dimanche 10 octobre dans les Yvelines, le mouvement identitaire  européen Terre et Peuple organisait sa traditionnelle “Table ronde”  annuelle. Plus de 500 personnes étaient rassemblées sur le thème choisi  cette année : “Notre héritage celtique”. Quatre conférences, notamment,  ont émaillé cette journée qui s’inscrit désormais comme le rendez-vous  incontournable de la grande famille identitaire. Xavier Guillemot y  représentait le mouvement breton pour évoquer l’Histoire de la Bretagne  (“En se réappropriant son héritage celtique, la Bretagne vit une  nouvelle étape de son Histoire. Elle atteste de la vitalité retrouvée  d’un peuple grand vivant appelé à exister, par lui-même, dans une Europe  des peuples dont l’édification est le point de ralliement de tous les  identitaires européens”) ; ensuite, un représentant de la Galice  témoignait du caractère celtique de son peuple (la Galice compte parmi  les sept nations soeurs : “sept pays, une seule âme”) ; l’écrivain Jean  Mabire, fort de l’expérience de son engagement au service de la  Normandie, dressait quant à lui un portrait juste et émouvant de Yann  Fouéré, inlassable porte-drapeau et théoricien hors-pair de la cause  bretonne ; Pierre Vial, président de Terre et Peuple, concluait les  travaux en livrant une vision d’ensemble de la grande civilisation celte  dont les Européens sont les héritiers, et insistait spécialement sur la  place respectée qu’y tenaient les femmes (avec un parallèle saisissant  avec celle qui leur est accordée  dans le monde musulman). Enfin, le  dernier numéro (n° 24 – automne 2004) de la revue trimestrielle était  présenté à l’assemblée (dossier central : “La femme et le choc des  civilisations”). Ce n° (44 pages) peut être commandé auprès de nous :  chèque de 7,50 euros port compris à l’ordre du MRB (BP 60155 – 56101  LORIENT CEDEX).</p>
<p><img src="../OldBackup/img/content/16602_16802.gif" alt="" /></p>
<p>Le Samedi 20 Novembre 2004 avait lieu dans un magnifique cadre, en  banlieue de Bruxelles, la Journée de l’Identité 2004. Celle–ci était  organisée par <strong><em>Terre et Peuple Wallonie, la revue Devenir et Synergies Européennes.</em></strong></p>
<p><strong><em>L’Idée Bretonne</em></strong> avait, à cette  occasion, été invitée à la journée débat portant sur l’importance du  combat culturel, l’Europe face à l’hégémonie américaine et, sujet  important et décisif pour notre avenir, l’entrée de la Turquie dans  l’Union européenne.</p>
<p>Une dizaine d’orateurs parmi lesquels <em>Pierre Vial , président de Terre et Peuple, Xavier Eman</em><em>, Hervé Van Laethem, Dejan Mihailovic (Nationaliste Serbe), Willy Freson, Jean-Gilles</em> <em>Malliarakis, David Jansegers et Alain Escada</em> prirent la parole sous la direction de <em>Robert Steuckers</em> et de <em>Jean Charles Van Zee</em> et ce, devant une assistance nombreuse et attentive.</p>
<p>Cette journée tant instructive que studieuse s’est déroulée dans une  franche ambiance de fraternité et de camaraderie. En marge des débats,  plusieurs stands – dont celui de <em><strong>L’Idée Bretonne</strong></em> -  présentant livres, revues et objets traditionnels divers étaient visités au gré des envies des participants.</p>
<p>Une des conclusions évidentes de cette journée fut : “<strong><em>NON , la Turquie n’est pas européenne et n’a pas sa place dans l’Union</em></strong>“.</p>
<p>Comme l’a bien noté <em>Pierre Vial</em> en conclusion de cette  journée, plus que jamais, le combat Identitaire prend une place  importante dans toutes les régions de la belle et grande Europe dont  nous rêvons tous .</p>
<p><em>Laurent Couilliet</em>.</p>
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		<title>Qui sommes-nous?</title>
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		<pubDate>Fri, 27 May 2011 14:13:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’Idée Bretonne s’inscrit dans la philosophie de l’Europe aux cent drapeaux. Notre mouvement affirme un impératif identitaire qui est le grand défi du siècle présent : face au processus d’uniformisation culturelle des peuples selon le modèle américain, face à la forte poussée migratoire du Sud, et en réponse à la mondialisation en général, les peuples [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<p><em><strong>L’Idée Bretonne</strong></em> s’inscrit dans la philosophie de <em><strong>l’Europe aux cent drapeaux</strong>.</em></p>
<p>Notre mouvement affirme un <strong>impératif identitaire</strong> qui  est le grand défi du siècle présent : face au processus  d’uniformisation culturelle des peuples selon le modèle américain, face à  la forte poussée migratoire du Sud, et en réponse à la mondialisation  en général, les peuples d’Europe doivent trouver l’énergie de rester  eux-mêmes.</p>
<p><em><strong>L’Idée Bretonne</strong></em> est un outil de  rassemblement ; sous sa forme de lettre trimestrielle comme sous celle  de notre site internet. Nous n’avons pas l’intention de nous contenter  de nous adresser à des convaincus, travers qui est le premier symptôme  d’une maladie mortelle qui frappe le mouvement breton. Notre marque de  fabrique est de déborder les champs de labours habituels. Nous savons  qu’une terre trop travaillée ne produit plus.</p>
<p>Nos lecteurs, nos abonnés, ne sont pas tous de “purs” militants  bretons. Ils proviennent d’horizons politiques et culturels divers – et  certains ne connaissaient pour ainsi dire rien de la genèse, sinon de  l’existence, de l’Emsav. D’autres, même, ignoraient que la Bretagne  pouvait seulement revendiquer une Histoire qui lui soit propre. C’est  notre fierté que d’amener à la cause identitaire bretonne des  compatriotes jusque là non éveillés, d’y ramener ceux d’entre eux  échaudés par des expériences décevantes, d’y intéresser des non-Bretons  amis de notre engagement identitaire.</p>
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		<title>Accueil</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Mar 2011 14:12:43 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[C’est sous forme de trimestriel que paraît désormais notre lettre de liaison L’Idée Bretonne (servie sur abonnement, cf. page Lettre). L’Idée Bretonne a pour raison d’être le lien, en Bretagne, entre tous ceux qui aspirent à affirmer leur identité européenne. Notre force réside dans notre différence. II s’agit, en effet, pour nous, de faire un [...]]]></description>
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<p>C’est sous forme de trimestriel que paraît désormais notre lettre de liaison <em>L’Idée Bretonne</em> (servie sur abonnement, cf. page Lettre).<br />
<em>L’Idée Bretonne</em> a pour raison d’être le lien, en Bretagne,  entre tous ceux qui aspirent à affirmer leur identité européenne. Notre  force réside dans notre différence. II s’agit, en effet, pour nous, de  faire un travail de fond, sans souci de phénomènes conjoncturels et  éphémères. Ce qui nous guide, c’est la volonté de faire prendre  conscience de leur identité aux femmes et aux hommes de notre peuple,  puis de les amener à se grouper et à s’organiser pour agir ensemble.</p>
<p>En cultivant un esprit communautaire, convivial et solidaire entre  ceux qui partagent la même conception des choses, nous nous prémunissons  ainsi contre l’individualisme qui gangrène les sociétés occidentales.</p>
<p>C’est en sachant d’où l’on vient que l’on sait où l’on va. Nous avons  donc le souci de cultiver la longue mémoire. Au moment où notre terre  est touchée par une colonisation de peuplement sans précédent avec  l’appui des partisans du mondialisme ou de l’altermondialisme, il est  impératif de revendiquer le droit d’être soi-même. Ce droit à la  différence est la clé de notre devenir.</p>
<p>Alors, notamment par votre abonnement à notre lettre trimestrielle,  rejoignez-nous pour étoffer notre communauté de combattants  identitaires, pour nous donner ainsi les moyens d’intervenir  efficacement au service de nos peuples d’Europe dont la Bretagne est un  acteur déterminant.</p>
<p>Marc LEROY</p>
<p><strong>En page</strong> <strong>Librairie</strong><strong>,  retrouvez et commandez les meilleurs livres sur la Bretagne enracinée  (auteurs : Caerlon, Fouéré, Rio, Le Honzec…) ou sur l’univers de notre  identité européenne (Jean Mabire, notamment). NOUVEAU : trouvez sur  cette page également les cartes postales de René Le Honzec.</strong></p>
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		<title>Russie</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Feb 2011 14:11:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Pr Viatcheslav Dachitchev, historien et expert ès questions allemandes, a été l’un des principaux conseillers de Gorbatchev et l’avocat au Kremlin de la réunification allemande. Récemment, des “intellectuels occidentaux”, généreusement relayés par la “grande presse” nationale, ont accusé Vladimir Poutine de menacer la démocratie russe. Le 8 octobre 2004, dans les colonnes de l’hebdomadaire [...]]]></description>
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<p><strong>Le Pr Viatcheslav Dachitchev, historien et expert ès  questions allemandes, a été l’un des principaux conseillers de  Gorbatchev et l’avocat au Kremlin de la réunification allemande.  Récemment, des “intellectuels occidentaux”, généreusement relayés par la  “grande presse” nationale, ont accusé Vladimir Poutine de menacer la  démocratie russe. Le 8 octobre 2004, dans les colonnes de l’hebdomadaire  National-Zeitung qui paraît à Munich, le Pr Dachitchev a pris la plume  pour réfuter les arguments fallacieux avancés contre Poutine. A juste  titre, il indique que les Etats-Unis ont besoin d’une Russie faible,  qui, comme beaucoup d’autres pays européens, puisse être maintenue à la  remorque de Washington. Le 29 septembre dernier, donc, 115 intellectuels  et politiciens américains et européens ont publié une “Lettre ouverte”  aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne et de l’OTAN  (pourquoi pas aux Nations Unies ?), qui constitue une attaque agressive  contre le gouvernement du Président Poutine. Comment faut-il interpréter  cette lettre ? Quels sont les objectifs poursuivis ? Le pr Dachitchev  répond ici à ces interrogations.</strong></p>
<p>“<em>Cette mobilisation générale témoigne d’abord que la politique  américaine vise encore et toujours à affaiblir la Russie. La façon dont  la “Lettre” décrit la politique de Vladimir Poutine, surtout après les  événements de Beslan en Ossétie, n’est rien d’autre qu’une démolition en  règle. Pour Washington, il importe d’organiser une campagne  propagandiste visant à refaire de la Russie un ennemi pour l’opinion  mondiale et américaine, afin de pouvoir exercer une pression constante  sur les plans politique, économique et militaire, et de pouvoir la  justifier. Ou bien est-ce carrément le début d’une nouvelle “Guerre  Froide” contre le nouveau “Super-Etat voyou” ? Personne, et encore moins  Poutine, ne conteste le fait qu’une véritable démocratie serait un bien  pour la Russie. Cependant, les signataires de cette “Lettre Ouverte”  devraient surtout penser à l’essentiel ; et cet essentiel n’est-il pas,  aujourd’hui, pour la communauté internationale, d’éviter une nouvelle  guerre mondiale qui pourrait se déclencher à la suite de la politique  américaine qui vise à établir une hégémonie globale ? Mais il serait  naïf de croire que les signataires veulent vraiment éviter cette  conflagration générale. Car, parmi ceux qui ont initié et signé cette  “Lettre”, on trouve les tireurs de ficelles néo-conservateurs comme  William Kristol et Robert Kagan, tous deux fondateurs du “Projet pour un  nouveau siècle américain”, expression de leur lobby idéologique.</em></p>
<p><em>En Russie aussi, mais sans prise sur le peuple, une campagne  hystérique contre Poutine est aussi menée tambour battant, justement par  les mêmes cercles et cénacles qui, sous Eltsine, avaient ruiné et pillé  le pays. Ils craignent aujourd’hui de perdre tout pouvoir et toute  influence. Leur objectif consiste à renverser Poutine. Ils font dans la  pure démagogie et rendent indirectement le Président responsable du  massacre effroyable de Beslan. Ils posent ses réformes du système  politique russe comme une volonté de réduire les droits de l’Homme à  rien. Pourtant, malgré leurs cris, ils oublient de se soucier du  problème majeur de la Russie d’aujourd’hui : 41 % de la population russe  végètent sous le seuil de la pauvreté ou l’avoisinent dangereusement.  Pour Alexandre Lifschitz – l’ancien ministre des finances d’Eltsine –  ces millions de pauvres gens sont des “alluvions sociaux”. Pour Andreï  Piontkovski – un russophobe bien connu – le Président Poutine est le  “problème majeur” de la Russie. Le politologue Satarov, qui appartient  lui aussi à l’entourage d’Eltsine et dont le nom sert à désigner le  péché actuel de l’intelligentsia russe (on parle en Russie de  “savatorisme”), prétend avoir trouvé les moyens de “freiner Poutine”.  Ainsi, la tragédie de Beslan a contribué à faire reconnaître ceux qui  sont faveur et ceux qui sont en défaveur des intérêts nationaux de la  Russie. C’est quelque part exact : l’action terroriste abominable qui a  été perpétrée à Beslan en Ossétie a épouvanté le monde entier et a  permis à la caste dirigeante russe, rassemblée autour de Poutine, de  procéder à une appréciation nouvelle des dangers et des défis qui  menacent la Russie. Il est exact de dire aussi que l’affaire de Beslan  provoquera une transformation essentielle dans la politique russe, sur  les plans de politique intérieure, de la politique extérieure et de la  politique militaire.</em></p>
<p><em>Après la fin officielle et formelle de la “Guerre Froide”, la  Russie avait réduit ses budgets militaires de manière spectaculaire : le  chiffre était passé de 200 milliards à 12 milliards de dollars. Les  budgets américains, en revanche, avaient gonflé pour atteindre des  dimensions gigantesques et dépasser les chif-fres du  temps de la  “Guerre Froide”. Vu la pression américaine, la Russie a dû tripler son  budget militaire au cours des cinq dernières années. Les plans soumis en  août dernier pour les dépenses militaires de 2005 prévoient une  augmentation de 28 %. Après l’action terroriste de Beslan, ces budgets  seront encore augmentés. Selon des déclarations officielles, une bonne  part de ce budget devra assurer la parité avec les Etats-Unis en matière  de fusées nucléaires. Pourquoi ? Parce que le facteur qui pèse le plus  sur la Russie depuis la fin de la “Guerre Froide”, sur les plans  géopolitique, géostratégique et géo-économique, est indubitablement la  politique américaine. Après le démontage du système totalitaire  soviétique, après que Gorbatchev ait renoncé définitivement au  messianisme communiste et à sa politique hégémonique, après  l’effondrement de l’Union Soviétique, on a pu croire que les tensions  entre les Etats-Unis et la Russie disparaîtraient et qu’une situation  nouvelle naîtrait, apportant dans son sillage les conditions d’une paix  durable et d’une vision constructive de la politique internationale. En  réalité, rien de tout cela n’est advenu, bien au contraire !</em></p>
<p><em>La doctrine Bush a pour assises les programmes géopolitiques  visant à bétonner l’hégémonie définitive des Etats-Unis sur le globe.  Ces programmes dérivent du fameux “Project for a New American Century”  (PNAC), élaboré au printemps 1997, et d’autres projets émanant des  centres de réflexion néo-conservateurs. Quelques mois après  l’élaboration de ce PNAC, est paru un article dans la revue “Foreign  Affairs”, qui s’intitulait “Pour une géostratégie eurasiatique”. Il  était dû à la plume de Zbigniew Brzezinski et révélait ouvertement et  sans vergogne les plans américains. C’est à dire succintement les  suivants : Les Etats-Unis doivent devenir la seule et unique puissance  dirigeante en Eurasie (qui possède l’Eurasie possède l’Afrique) – La  tâche principale de cette politique globale consiste à élargir leur  principal “tremplin” géostratégique en Europe, en poussant les pions que  sont l’OTAN et l’UE aussi loin que possible vers l’Est (Turquie  comprise) – Il faut empêcher l’Europe de devenir une puissance mondiale à  part entière – L’Allemagne ne doit pas redevenir une puissance  mondiale, son rôle doit être limité à des dimensions strictement  régionales – La Chine doit elle aussi demeurer une simple puissance  régionale – La Russie doit être éliminée en tant que grande puissance  eurasienne, à sa place il faut créer une confédération d’Etats mineurs.</em></p>
<p><em>On le constate, les objectifs géopolitiques des Etats-Unis mènent  tout droit à un télescopage pur et simple entre les intérêts russes et  ceux de Washington</em>.”</p>
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